Sélectionner une page

L’escarre est une plaie pouvant être profonde et entraînée par une pression excessive et prolongée. Cela peut être lié au fait que la personne soit alitée ou bien immobilisée. Très douloureuses, les escarres vont principalement toucher le sacrum. Le sacrum est un os situé entre la colonne vertébrale et le coccyx. Les talons peuvent également être touchés par des escarres ainsi que l’occiput en pédiatrie.

Qui est touché par les escarres ?

Les escarres sont loin d’être des plaies anodines, en plus de créer un handicap chez la personne touché, ce sont plus de 10 000 personnes qui en meurent tous les ans.

Les personnes âgées, du fait de leur peau plus délicate et plus fine, sont plus facilement touchés. On estime à près de 250 000 personnes chaque année à avoir des escarres sur les zones d’appui. Les porteurs d’escarre ont un âge moyen autour de 70 ans et sont souvent sujets à des insuffisances cardiaques, des insuffisances respiratoires ou encore les personnes hospitalisées. Les personnes souffrant d’un handicap affectant la mobilité ou d’une paralysie sont également davantage touchés. Cela va principalement être lié à la position assise de manière prolongée dans un fauteuil roulant.

 

Évolutions des escarres

En général, on détecte 4 stades d’évolution aux escarres. Dans un premier temps, la peau va être rouge, on parle d’érythème. Si ces lésions sont rapidement détectées par le personnel soignant ou par la personne, des soins et le fait d’adopter une nouvelle position vont permettre un retour à la normale après une journée ou deux. En revanche, si rien n’est fait, une plaie va se former et peut être accompagnée par une abrasion. Ensuite, cela peut provoquer un ulcère cutané. Cette plaie va se creuser peu à peu et entraînant la perte des couches superficielles de la peau. Au dernier stade d’évolution des escarres, la profondeur de la lésion va potentiellement impacter les muscles et les articulations.

 

Solutions pour éviter les escarres

La surveillance et la prévention des zones d’appui vont constituer le moyen le plus simple et efficace pour rapidement détecter les premières apparitions. Ce contrôle régulier peut être réalisé par la personne elle-même, néanmoins, les aidants ou les infirmières vont avoir un rôle de contrôle. Le moment de la toilette et le fait de masser les différentes zones d’appui vont être un moyen efficace de prévention tout comme le changement régulier de position.

Ces gestes préventifs peuvent être accompagnés d’un équipement adapté. Des coussins anti-escarres vont permettre de limiter les risques. Tout comme les matelas anti-escarres.

Ces articles pourraient aussi vous intéresser :

Marcher avec une fissure du ménisque : est-ce possible ?

Marcher avec une fissure du ménisque : est-ce possible ?

Une douleur au genou vous inquiète ? Vous vous demandez si vous pouvez marcher avec une fissure du ménisque ? Savoir adapter son activité est essentiel pour une bonne récupération. Cet article vous guidera pour reprendre la marche progressivement et sans...

Douleur au ménisque : où se situe-t-elle et quand consulter ?

Douleur au ménisque : où se situe-t-elle et quand consulter ?

Où se situe précisément la douleur lorsque le ménisque est touché ? Comprendre la localisation de cette douleur est essentiel pour identifier le ménisque concerné (interne ou externe) et adapter la prise en charge. En France, près de 60 000 personnes...